iPad, les tablettes et la presse digitale : quel impact environnemental ?

Article publié le Jeudi 28 janvier 2010 à 16:10

Avec l’arrivée du iPad, le développement des eBook Readers, la profusion de tablettes déferlant sur le marché et les éditeurs de journaux et magazines qui transforment leurs contenus en numérique on assiste à l’avènement d’une nouvelle tendance. L’usage d’appareils électroniques pour lire ce qui faisait la presse écrite traditionnelle, les journaux et magazines imprimés.

Nouvelles batteries plus efficaces et durables

Nouvelles batteries plus efficaces et durables

Transformer les magazines, livres et quotidiens en version digitale permet selon certaines études de réduire la consommation d’énergie liée à la coupe du bois, sa transformation et à la fabrication d’ouvrages physiques.

Cela aura-t-il pour autant un impact favorable sur l’environnement et l’écologie ? Cela dépend d’une part du comportement des utilisateurs et, d’autre part, de la technologie elle même.

En effet, il est beaucoup plus facile et commun de jeter son journal dans une poubelle de recyclage que de recycler des produits électroniques. On estime aujourd’hui qu’aux USA seuls 10% des appareils électroniques sont recyclés.

Comme pour beaucoup de questions environnementales, plus on se demande, plus ça se complique. Voici néanmoins quelques éléments de réponses :

Apple est tombé dans le collimateur de groupes écologistes il y a quelques années à cause de ses procédés de fabrication et des produits chimiques utilisés. Aujourd’hui, ses produits sont sensés être conçus selon le principe « from cradle to grave » (du berceau à la tombe, pensés et organisés pour être recyclés). Apple propose de ce fait une politique de reprise et de recyclage des batteries dans 95% des pays.

Du fait de l’utra-portabilité des tablettes qui rend leur utilisation intensive, on peut raisonnablement penser que les batteries s’useront plus vite. Or bien souvent on a tendance à préférer acheter un nouveau produit plutôt que de renouveler la batterie. Ce qui finit par créer encore plus de déchets électroniques non recyclés.

Pixels VS papier :
Intuitivement, il semble que préférer un appareil électronique pour lire journaux et périodiques pourrait réduire la consommation d’énergie relative à la production de papier, à la transformation, l’impression et la livraison des journaux. Pour autant, il est bien difficile de mesurer la quantité et l’impact de l’énergie nécessaire aux communications digitales.

Le centre de recherches pour les communications durables à Stockholm a mené une étude concluant que lire un journal électronique sur un pc pendant une demi heure équivalait à la quantité d’émission de dioxyde de carbone produite pour la fabrication du même journal papier. Cependant, iPad, les eReaders et les tablettes étant plus petits et plus modernes (équipés de batteries lithium métal polymère) qu’un pc traditionnel, on peut supposer qu’ils consomment moins d’énergie.

La société International Paper va même plus loin en affirmant que l’industrie du papier utilise des ressources qui peuvent gérées de manière durable (les arbres pour la pâte à papier) et souligne que les taux de recyclage sont incomparablement supérieurs à ceux de l’électronique.

Intensité et efficacité énergétique des tablettes :
L’efficacité énergétique des tablettes peut être mise en balance avec celle des laptops. Le Kindle d’Amazon ou le Sony Reader par exemple, utilisent la technologie eInk qui est beaucoup plus efficace et économe que le OLED et surtout le LCD.

Mais l’important n’est pas tant de connaître la consommation énergétique d’un appareil donné que de déterminer l’énergie dépensée dans la fabrication et la logistique afférentes aux produits par les sous traitants des grandes entreprises comme Apple.

De même, l’explosion du marché des produits mobiles transfère la consommation d’énergie vers les centres de  serveurs auxquels ils se connectent. Si la tablette consomme moins qu’un journal, combien consomment les serveurs qui le lui fournissent?

En fin de compte, si les tablettes (iPad ou eReaders) permettent d’apporter de nombreuses améliorations dans la lecture des journaux et magazines (cf vidéo sur Sports Illustrated), dire que leur usage pour la lecture aura un effet positif sur l’environnement dépend plus de leur utilisateur que de l’appareil lui même.

Source : Martin LaMonica et GreenTechBlog pour CNETNews

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2 Réponses to “iPad, les tablettes et la presse digitale : quel impact environnemental ?”

  1. Winston dit :

    Un autre enjeu de cette dématérialisation de la presse digitale concerne tous les acteurs « physiques » des métiers du livre. Je pense par exemple aux libraires, livreurs, kiosques, transporteurs, etc
    Qu’en sera -t-il de leur job si tous les livres deviennent des ebooks ou des e magazines?

  2. Adrien dit :

    Très bon article bravo

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